Composition Viennoise face à Cognac Saint-Jean-d'Angély !

La saison est d’ores et déjà pleinement réussie pour des viennois promus à ce niveau qui visaient le maintien. Mais c’est maintenant l’heure du bonus et du plaisir pour les Ciel et Blanc, avec un huitième de finale contre l’ogre de la Fédérale Une, l’Union Cognac-Saint Jean d’Angély invaincue depuis la bagatelle de six mois et demi !

« Nos deux clubs ont des fonctionnements totalement opposés » explique l’entraîneur du CSV Matthieu Lazerges, « eux, ils sont pros jusqu’au bout des ongles ! ». On peut difficilement contredire le technicien isèrois. Issu de la fusion au printemps dernier des maritimes du Rugby Athletic Club Angérien et des charentais de l’Union Sportive Cognaçaise -deux villes distantes d’une quarantaine de kilomètres- le nouveau né avait déjà tout d’un mastodonte, avec deux effectifs complets prêts à postuler. Les résultats sont vite arrivés : après deux premiers matchs inauguraux perdus, l’UCS s’est mis en branle et plus rien ne lui a résisté. Depuis une troisième et dernière défaite à Oloron, le 29 octobre 2017, le club dirigé par l’ancien biterrois Christophe Hamacek a littéralement marché sur tous ses adversaires, endossant le costume d’épouvantail de la Fédérale Une avec pas moins de treize victoires consécutives. Si les viennois avaient eu la bonne idée de s’imposer à Agde le 29 avril, ils auraient pu conserver leur troisième place en poule et s’éviter cet énorme morceau, mais l’histoire est ainsi faite et Matthieu Lazerges se veut philosophe.« Pour nous, ce n’est évidemment que du bonus ! Ils sont pros, ils visent la montée l’an prochain, et nous c’est le contraire notre ambition est de stabiliser  le CSV en Fédérale Une. Alors certes c’est un énorme morceau, c’est tout simplement la plus grosse équipe que l’on pouvait rencontrer, mais on n’a aucune pression, on doit chercher à jouer notre jeu, à prendre du plaisir… et à en donner ! »

D’un côté des charentais assurés de la qualification dès Noël qui ont effectué une grosse préparation physique cet l’hiver afin de chercher le pic de forme pour mai et juin, et qui sont partis en stage de cohésion fin avril une semaine dans les Landes… de l’autre des viennois pluriactifs qui n’ont strictement rien changé à leurs habitudes d’entrainement. D’un côté l’UCS et sa myriade de joueurs étrangers, de l’autre un CS Vienne qui a bâti sa cohésion cette année sur un recrutement rhônalpin (« et une sacrée bonne bande de copains !  » a coutume de rappeler le deuxième ligne Christian Short ), ce sera vraiment un choc des cultures ce dimanche à Etcheberry et le weekend suivant à Saint Jean d’Angély, mais c’est ce qui fait le charme de ces phases finales. Si les Ciel et Blanc s’imposent, ils auront réussi un exploit majuscule, s’ils s’inclinent, personne ne leur  en voudra, c’est aussi simple que ça. Pourtant tous les suiveurs du rugby régional rêvaient de ce genre de match car les viennois ont montré de si belles choses cette saison, et surtout face aux grosses équipes de leur poule (victoire à Mâcon, à Hyères et Villeurbanne), que l’on brûle de les voir affronter ce colosse charentais. Pour ce huitième de finale Aller, Matthieu Lazerges et Stéphane Orjollet ont composé une équipe classique – sans leur ailier supersonique Nicolas Onutu désormais à Bucarest, et sans le deuxième ligne Edgar Alber absent pour raisons professionnelles en cette fin de saison.